vendredi 24 février 2012

Mon image de la semaine (13) Le moulin mystique

Vezelay ce dernier Dimanche 19 février dans une lumière magnifique, une image d'un des chapiteaux de la nef qui est un incroyable livre de pierre . Vezelay est pour moi si importante !

Ici le moulin mystique, il symbolise le passage du grain à la farine, le moulin mystique c'est le Christ, qui permet le passage de l'ancien testament vers le nouveau .J'aurai l'occasion de revenir maintes et maintes fois à Vezelay .

dimanche 12 février 2012

Amiata ; la crypte

la crypte d'Amiata est une véritable merveille de pierres et de colonnes, une incroyable forêt, qui s’étend sous la totalité du transept et est repartie dans pas moins de treize petites nefs , trois absides avec absidioles , l'ensemble reproduisant l'ancien plan de l'église d'origine .
malgré la faible lumière, elle offre des perspectives étonnante en raison de sa dimension mais aussi du rythme saisissant des ses colonnes  et de l’élégance des arcs et des nervures de la voûte .





Le décor des colonnes et des chapiteaux mérite une particulière mention , certaines comportent des bandeaux décoratifs stylisés ou des bandes lisses ou en creux ou des croix de procession , décor qui fait fortement penser au style des premier lombards . Les chapiteaux à motifs rares des tailloirs divisés en huit parties, ou a inspiration  floral ou stylisée ou encore de beaux chapiteaux avec des têtes de bœufs ou des masques humains , l'ensemble pouvant aussi apparenter ce style unique et saisissant à certaines églises espagnoles et même à certains procédés inspirés de la Grande mosquée de Toléde .
Ce croisement d'influences est passionnant et souligne une fois de plus la formidable capacité "d’absorption " de styles et d’attirances des artistes romans, que renforce aussi la caractère "international " de l'ordre Benedictain et l'importance de la Via Francigena.






mardi 7 février 2012

Abbadia San Salvatore , Amiata . Toscane

J'abandonne pour quelques temps la Normandie, mais avec la certitude d'y revenir , pour retrouver la lumière de la Toscane, pour une série de billets qui me ramèneront au sud de cette exceptionnelle province aussi pour l'art roman . C e voyage entre les régions de Sienne et de Chuisi passera par Sant Antimo et Montesiepi , mais permettra de découvrir ou redécouvrir des joyaux insoupçonnés de l'art roman.
La première de ces surprises est Abbadia San Salvatore qui est à la fois le nom d'une des plus puissante abbaye de Toscane mais aussi de la petite ville qui s'est construite depuis tout autour au point de faire presque oublier son origine et d’enserrer presque complètement les bâtiments de l'église qu'il faut chercher dans un dédale de rues et de constructions .
Cette abbaye bénédictine dont l'origine remonte au VIII éme siècle doit sa richesse à sa situation privilégiée sur la Via Francigena, voie de pèlerinage très fréquenté reliant Canterbury à Rome en passant par la France et la Suisse mais aussi rejoignant la route vers l'Espagne, car il ne faut pas oublier que Rome à été l'un des plus grand lieu de pèlerinage comme Compostelle et Jérusalem.
Ce croisement de populations et d’influences contribuant aussi à la richesse stylistique de cette abbaye comme on le découvrira .



Aujourd'hui on visite une vaste austère église de granit gris, fréquent dans la région presque sans décor sculpté, et qui a seulement préservé deux portails nord et sud frustes et rudes .
La façade est organisée autour de deux tours jumelles postérieurement remaniée, mais que certains auteurs aiment rattacher à sa construction originelle de l'ère Carolingienne.

Le plan de l'église en croix latine à vaste transept est très surmenant à l'intérieur car il semble tout entier constitué par l'étage qui permet d’accéder au transept et au chœur , escalier qui on le comprendra est totalement au service architectural d'une des crypte les plus extraordinaire que j'ai visité ce qui sera pour le prochain billet ...
Avant cela on ne manquera pas d'admirer un magnifique Christ en Croix , émouvante sculpture sur bois probablement du XII éme , puis nous pénétrerons dans le labyrinthe de la crypte ...

samedi 4 février 2012

Saint-Ouen de Rots (2)



La visite intérieure de cette belle église confirme le saisissant effet d'harmonie et de richesse crée par le rythme des arcatures aveugles qui à hauteur d'homme recouvre cette fois-ci la totalité des murs, à la différence de Cintheaux dont le dénuement intérieur contraste avec la richesse de la décoration externe .
Chacune des arcades sont formées de claveaux ornées de têtes plates qui se répètent , reposant parfois sur des chapiteaux à feuillages ou décorés faiblement .
L'ensemble est la encore d'un grand intérêt pour  l'amateur d'art roman , intérêt renforcé par le caractère presque oublié de cette charmante église, très peu signalée à la visite.





vendredi 3 février 2012

Saint-Ouen de Rots (1)

Toute proche de Sequeville, cette vaste église est encore une dépendance de Saint-Etienne de Caen et est mentionnée dés l'époque carolingienne .




Fortement remaniée au XIX ème et après la Seconde Guerre elle conserve un admirable décor d'arcatures aveugles qui courre tout le long du mur sud et qui n'est pas sans rappeler le décor des églises anglaises du XIIème dont elle est parfaitement contemporaine .




Bien que ce décor ait été restauré il présente une  grande harmonie  et un charme incontestable , l'emploi des " beackheads" anglo-saxon y étant particulièrement heureux .