mercredi 20 avril 2011

Rudesse du Mont Saint-Vincent



C'est dans une brume épaisse que je gravit la pente du Mont Saint Vincent pour en atteindre  la vaste église de sombre granit  qui dégage une silhouette de casemate massive et rugueuse comme le climat de la région .

En dépit de la sobriété de l'ensemble on se trouve devant un vaste édifice à la croisée des influences de Autun et de Tournus dont l'on pourrait être à un point de frontière .
Cette ancienne"ville murée" occupe un ancien oppidum , d'où la forte présence qui s'en dégage encore, il est encore aujourd'hui le plus haut village habité de Bourgogne du sud .


On pénètre dans l’église par un porche ouvert sous lequel a été gauchement sculpté un tympan représentant le Christ en gloire entouré de deux saints, peut être Pierre et Paul.
La nef de quatre travée surprend par sa hauteur et la lumière qui la baigne en que ne laissait pas soupçonner son apparence extérieure , de grosse piles rondes terminées par des chapiteaux supportent avec force la coupole octogonale sous le clocher .



Le décor des chapiteaux reste rare mais intéressants comme ces chapiteaux aux lions , ou celui mêlant des visages humains au milieu de feuillages entourés de monstres crachant de volutes , ou encore cette représentation inhabituelle des chouettes .



Mais l'originalité spécifique de cet édifice qui en dépit de sa rudesse date essentiellement de la fin du XIè et du début du XIIè, construite entre 1080 et 1120,; est a rechercher dans le voûtement des travées de la nef par des berceaux transversaux comme à Tournus .

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