dimanche 29 mars 2026

Des chapelles et des oppida (2) : Gaujac.

 


Au sud de Bagnols-sur-Cèze ; l’oppidum e Gaujac est la deuxième de ce département à moins de 7 kilomètres à vol d’oiseau de celle de Laudun que j’ai citée dans mon précédent article.

Cet oppidum fut également occupé dès l’époque celtique par la tribu des Samnagenses dont le nom tient du vocable de leur capitale Samnaga édifiée au Vie siècle av JC et qui devint après la conquête romaine une ville importante et notamment un lieu de culte remarquable dédié à Apollon et aux Parques. Durant toute l’époque romaine le lieu prospéra jusqu’à ce qu’un important séisme au IIIe siècle de notre ère en réduisît l’importance.

Cependant le lieu continua d’être occupé et les vestiges d’une église paléochrétienne en témoigneraient.

Je n’ai malheureusement pas eu le temps de visiter le site ce qui n’est qu’occasion manquée, plus attaché à rechercher la chapelle Saint-Saturnin située au pied de l’oppidum.

Cette modeste mais charmante église est aujourd’hui envahie par la végétation mais aussi les constructions pavillonnaires qui semblent encore plus envahissantes que le lierre de ses murs.







La chapelle se dévoile cependant et semble résister aux outrages du temps et de la modernité. Il existe là encore bien peu de documentation la concernant. Monsieur Clément ne lui consacre que quelques lignes et semble voir un édifice du XIe siècle ce qu’attesterait l’emploi de gros moellons pour la construction de ses murs.






Rien n’est moins sûr cependant. Et les quelques vues intérieures de la chapelle, difficile d’accès en raison de la présence de larges grilles qui empêchent d’en voir parfaitement les volumes, me font davantage penser à un édifice du début du XIIe.






Combien de temps encore résistera cette charmante chapelle aux ravages du temps de l’indifférence et de l’urbanisation. Je me le demande sans doute en vain malgré le charme indéniable du lieu.

Un peu plus au sud il y a une deuxième chapelle sur cette même commune, Saint-Jean de Rozilhan, dédiée à saint Jean-Baptiste. L’avant nef date du XVIIIe mais le chœur encore visible date bien du XIIe siècle. Là encore les sources manquent et ma curiosité reste entière car il est certain que les mémoires locales pourraient nous éclairer.







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