vendredi 24 juillet 2015

Découverte de quelques églises de l'Ardèche; Viviers .

Je poursuis mon partage de la découverte de ma région par le département de l'Ardèche dont les limites actuelles se confondent presque exactement avec l'ancien diocèse de Viviers et le Vivarais roman.
Cette région montagneuse et sublimement sauvage est un peu une exception car finalement plus oubliée injustement que d'autres départements de Rhône-Alpes. En effet bien que bordé par la rive droite du Rhône le Vivarais ne comporte que peu de grands centres religieux ou de grands foyers spirituels et est comme partagé d'influences multiples et fortes comme la Provence ou le Languedoc au sud avec les foyer d'Arles de Saint-Gilles et de Saint-Guilhem . A l'est l'influence du Dauphiné et de Vienne et de Valence est tout aussi remarquable , au Nord c'est la grande métropole Lyonnaise qui rayonne et à l'ouest Le Puy route principale du pèlerinage de Compostelle. 

le Vivarais semble donc à l'écart de ces grandes routes à la fois commerciales et spirituelles qui souvent reprenaient le tracé des anciennes voies romaines oui celtes qui sillonnaient la Gaule.La province économiquement plus pauvres que ces grandes voisines est une terre de violents contrastes et de climats rudes et austères qui participent à sa sauvage beauté éclatée en de multiples "micro-régions" Comme pour beaucoup de villes française les romains y implantèrent leur premières cités peu nombreuses dans le cœur de ce territoire souvent austère à l'exception des cités qui bordent le couloir naturel qu'est le Rhône.
Alba sera le siège du premier évêché jusqu’à ce que celui_ci soit transféré à Viviers mais seulement au IVè siècle avant que les Wisigoths et les Burgondes n'envahissent la région y laissant des traces souvent émouvantes .

L'art de cette région, partagé entre ces influences multiples et les exigences d'un climat et d'une terre forte donne donc une impression saisissante que je tacherais de laisser deviner dans les billets qui suivront. 
 
Viviers est le siège de l’évêché du Vivarais transporté depuis Alba sur les rives du grand fleuve sur l'emplacement de ce qui tait sans doute un oppidum avant l'arrivée des romains sur ce que l'on qualifie parfois d'une "Acropole vivaroise".
Il ne reste que peu de chose de la construction romane qui a remplacé un édifice du haut Moyen Âge dont les fouilles ont révélées la présence d'une basilique et d'un baptistère, remplacés au Vé siècle par deux édifices à absides polygonales relies par un passage exemple remarquable des "cathédrales-doubles " de l'époque mérovingienne. 

Terre d'Empire à l'époque romane la puissance de la ville s’accroît au IX siècle avec l'octroi de l'immunité à l’évêque par Louis le Pieux en 815 et de pouvoirs régaliens aux évêques par l'Empereur Conrad III en 1147.


C'est de cette époque que date la construction de la cathédrale dont les restes sont encore visibles dans la nef mais surtout l'imposante tour-porche Saint-Michel des XIe et XIIe siècles .
Cette puissante tour de plus de 38 mètres carrée à sa base et octogonale au sommet soulignées de cordons moulurés a été édifiée en trois période distinctes. La partie supérieure est ornée d'une belle arcature aux chapiteaux sculptés et ajourées de baies romanes  et sera rehaussée  crénelée au XIVe.





Un portail roman s'ouvrait au rez-de-chaussé avec un décor modeste de chapiteaux et de réemplois antiques. Le premier étage est lui orné de bandes lombarde et le deuxième étage offre lui un décor bien plus séduisant de chapiteaux à feuillage et de figures en rond-de-bosse représentant un évêque, un moine, un oiseau et un chien.

La partie la plus intéressante est la visite de la chapelle haute Saint-Michel hélas fermée lors de mon passage qui est d'une grande beauté par ses arcatures et sa coupoles sur trompe ornée de belles sculptures que j'aurais je l’espère l'occasion de faire découvrir lors d'une autre visite .

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