Comme je l’avais indiqué dans mon précédent article, la chapelle dédiée à saint Florent et non saint Symphorien est assez facilement accessible, grâce à ses propriétaires qu'il faut remercier de leur sauvegarde de cette superbe église. Ils ne sont pas avares de partager ce trésor de l'art roman en Languedoc.
On a ainsi le privilège d’une visite presque confidentielle et
délicieuse, loin du tumulte du monde.
Peu de sources fiables nous éclairent sur cette église de
grande qualité si ce n’est l’incontournable ouvrage de Pierre Albert Clément et
il faudra prendre garde aux descriptions aventureuses du site du château dont
on peut comprendre l’enthousiasme.
Monsieur Clément soulignait, à juste titre l’influence
nettement provençale de la sculpture avec son décor de perles et de feuilles d’acanthe
au portail mais aussi et surtout aux corniches intérieures et aux impostes de l’église. Il faut aussi souligner la grande qualité de sa construction.
Ce décor, à la fois sobre et raffiné n’est certainement pas
le fruit de réemplois antiques, il faut prendre garde aux apparences, mais d’une
imitation du goût de l’antique propre au XIIe siècle dans le sud de la vallée
du Rhône.
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| Saint-Gabriel, Trascon. |
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| Saint-Quenin, Vaison-la-Romaine. |
J’ai limité à ces deux dernières chapelles ma comparaison
mais la liste pourrait être longue.
D’autres indices architecturaux confirment mon hypothèse de
la présence active d’une importante communauté de lapicides des deux côtés de
la vallée du Rhône ; des départements actuels de la Drome à l’Ardèche et
au Gard, j’jusqu’au Vaucluse et aux Bouches-du-Rhône.
Je travaille activement et avec passion à cette recherche
que j’espère livrer bientôt.













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