Cette maison médiévale, un des rares monuments civils romans
du Gard, remonterait au XIIe siècle comme en atteste la belle baie géminée de
sa façade d’origine encore bien conservée.
Il y a la part de légende sur l’origine de ce lieu, celle d’une
résidence de chevaliers du Temple qui y faisaient halte à leur retour de
croisade, y laissant la marque de leur blason. La réalité historique est celle
de la propriété d’une riche famille de négociants, les Piolenc, qui la conservèrent
et l’agrandir, parfois de manière hétéroclite pendant plusieurs siècles jusqu’à
sa ruine heureusement épargnée par son achat par le département du Gard, décidé
à la transformer en musée.
Aujourd’hui c’est un lieu magnifiquement restauré et assez
exceptionnel que l’on peut découvrir, qualifié de musée laïque d’art sacré,
vocable qui déroute et ressemble à un oxymore.
Il accueille des œuvres diverses, de l’art égyptien, copte,
juif, islamique et chrétien de diverses périodes et de nombreux tableaux d’un
grand intérêt. Nombres de ces œuvres proviennent d’anciennes collections
privées ce qui en rend l’origine et la datation complexe mais cela sera pour
plus tard au moins pour l’une d’entre elles.
Entre les XIVe et les XVe siècles plusieurs pièces d’apparat
ont été décorées de plafonds peints, principalement de blasons comme cette
grande salle appelée, salle de justice royale.
Parfois apparaissent, dans d’autres pièces luxueuses,
d’autres sujets plus énigmatiques et presque grivois. Des masques, des
personnages dénudés, des créatures fantastiques ou ce personnage curieusement
chaussé.
Bien que ce blog soit principalement consacré au premier art
médiéval je n’ai pu résister à partager quelques-unes de ces images pensant
souvent à mes lectures de Jacques Le Goff, lequel était tant attaché au rire et
à l’humour de l’homme médiéval.
Mes prochains articles seront consacrés à des œuvres plus
romanes de ce charmant musée.















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