lundi 11 mai 2026

Vénéjan et ses 2 églises.

 


Comme pour beaucoup de petits villages du nord-est du Gard celui de Vénéjan conserve encore deux églises soit totalement romanes soit partiellement romanes.

La plus ancienne et peut-être la plus complète est celle qui est dédiée à Saint Pierre et qui desservait les anciennes populations disséminées tout autour au centre de l'ancien cimetière.

Avec son parement en petit appareil mal dégrossi, son décor de bandes lombardes au chevet et son petit clocher achevé par un toit en pyramide elle donne l'impression de dater du 11e siècle comme un jalon de ce premier art roman méditerranéen reconnu du Nord de l'Espagne jusqu'au sud de la Bourgogne.




Pourtant d'après Pierre-Albert Clément elle daterait du début du 12e siècle et les murs auraient été montés en petits moellons pour gagner du temps ou pour économiser sur la construction. Seuls les chaînages d'angle et les contreforts et aussi le portail et les baies ont été formés de pierres de taille avec des joints fins où l'on retrouve les marques de tâcheron et des détails en feuilles de fougères caractéristiques de la présence lapicides expérimentés, comme pour bon nombre d'édifices situés de chaque côté de la vallée du Rhône. Je reviendrai bien sûr sur ces marques à l'occasion d'une étude plus complète que je leur consacrerai.




La décoration extérieure est absente à l'exception des piliers des baies du clocher où apparaît une fine colonnette médiane et des chapiteaux gravés de motifs géométriques.



Malheureusement après plusieurs tentatives l'église reste désespérément fermée mais il semble qu'elle conserve un beau décor sculpté que l'on retrouve dans l'ouvrage que lui consacre Pierre-Albert Clément, décor qui rappelle celui de la crypte de Cruas.

Il y a décidément de nombreux liens entre ces églises Du Sud du la vallée du Rhône.





 



Dans le village on peut aller voir l'église Saint-Jean-Baptiste sur une colline qui surplombe l'agglomération. Il ne reste pas grand-chose de l'époque romane de cette petite église à abside unique qui a été agrandie dans les siècles suivants modifiant une partie de sa nef et sa façade. Des fresques très anciennes auraient été retrouvées au cul-de-four et notamment la présence d'un singe Jean-Baptiste. Il faut espérer que l'église soit plus fréquemment ouverte à la visite.


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