dimanche 7 juillet 2013

Maria Laach ; une abbaye bénédictine en terre ottoniene.

Photo de Heinz Peierl
L'abbaye de Maria Laach , originellement appelée Sainte Marie du Lac implantée à quelques kilomètres au nord de Coblence .
Le choix de l'implantation d'une abbaye bénédictine dans cette région est le résultat de la volonté d'un homme le comte Henri II de Luxembourg-Gleiberg puis deux ans plus tard de son épouse après sa mort et enfin de son gendre qui la dota à l'abbaye flamande d'Affligem elle même fille de Cluny.
En deux années l'essentiel de l'édifice était érigé pour manifester l'un des exemples les plus remarquable et caractéristique de l'art roman ottonien. Construite à la toute fin du 11éme siècle et au début du 12éme la puissante église abbatiale frappe par la prestance de son puissant massif occidental encadré de deux tours ronde qui en soulignent la puissance.

C'est une église à deux absides; l'une occidentale et l'autre  orientale dans laquelle on pénètre par un cloître-atrium élégant encadrant une cour intérieure appelé le "Paradis" ou a été installé récemment une fontaine aux lions. l'ensemble n'est pas sans rappeler certain modèles italiens mais aussi une évidente inspiration orientale, car c'est de loin la partie la plus séduisante de l'édifice qui contraste avec la relative rugosité de l’intérieur.Peu de sculptures cependant si ce n'est un beau chapiteau d'un personnage étranglant deux basilics.




La nef haute et puissante est en effet dépourvu de quasiment tout décor sculpté à l'exception peut être dans le choeur d'un imposant baldaquin qui sert de dais au maître-autel.


Un belle crypte présente encore quelques chapiteaux sobrement décoré et surtout le tombeau du premier Abbé Gilbert qui fut au début du 12éme le grand maître d'oeuvre de l'édifice.






Si la filiation de l'abbaye à Cluny a toujours été forte l'on est loin du style des églises bourguignonnes, cette remarquable construction est en effet davantage à rapprocher des grandes réalisations carolingienne-ottonienne de Saint-Servaas de Maastricht ou de Bonn.

Je tiens encore à remercier Heinz Peierl, pour l'autorisation d'utiliser cette image de première page l’église étant en restauration au moment de ma visite .

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