dimanche 16 mars 2014

Le porche de Thomas Pactius

Je termine ce voyage en Touraine par la partie la plus éclatante de l'église le porche et son grand portail daté de 1165 et qui présente déjà les premiers signe de l'art gothique même si sa facture est vraiment romane .
C'est un portail à trois voussures abondamment sculptées .


Il est de très grandes proportion  et dépourvu de tympan considéré comme l'un des plus beau de Touraine il conserve encore des traces de polychromie et présente des analogie de style avec la Saintonge et en particulier Aulnay .
Au dessus sont incrustés des reliefs en haut se développe le thème du songe et de l’adoration des mages encadrant une grande vierge en majesté .
Il est encadré de grandes statues colonnes dont l'identification échappe et seraient peut être des réemplois .

La partie la plus savoureuse en est sans aucun doute les claveaux sculptés des voussures où l'on découvre un foisonnant bestiaire de singes, d'ours, de lièvres mais aussi de sirènes à têtes barbues de harpies de jongleurs ou d'acrobates qu'encadrent la dernière voussures des vertus ou des vierges sages et folles .







Sous le porche on découvrira aussi le fut d'une colonne d'un temple gaulois ou gallo-romain figurant des guerriers, et réemployé en bénitier .

Loches; des chapiteaux et des fresques .

Il y a peu de chapiteaux a admirer dans cette vaste église sans doute en raison du parti-pris architectural, les plus anciens se trouvent à la jonction du porche et de la nef.

Les plus beaux sont sans doute ceux du chevet dans la tradition de ceux de l'Ile-Bouchard dont ils sont très proches aussi par l'emploi du bestiaire fantastique ou de masques qui annoncent déjà les premiers pas de l'art gothique.



On ne manquera pas d'admirer les bases des consoles des colonnes de la coupole décorées de personnages courbés qui semblent supporter une partie du poids de l'église .


Un fragment de fresque de la crypte à été installé dans la nef avec l'inscription SBRIC-TIUS qui permet de l'indentifier à Saint-Brice.

samedi 15 mars 2014

Saint-Ours de Loches

Située sur son promontoire d'où émerge son étonnante silhouette de temple presque orientale l'église était jusqu'à la Révolution dédiée à Notre-Dame jusqu'au transfert en 1792 des relique du saint abbé fondateur du lieu .
Si la fondation de l'église date du X ème siècle elle est une construction de la deuxième moitié du XII ème et fut largement restaurée au XIX ème .
C'est un monument très original composé d'un vaste clocher porche, partie la plus ancienne et d'une large nef unique . le carré du transept qui supporte le clocher est couvert d'une vaste coupole à huit pans sur trompe d'angle mais ce qui en fait son originalité ce sont les deux pyramides à huit pans de la nef qui sont des reconstructions d'ouvrages qui avaient certainement à l'origine une forme conique . L'ensemble donne aujourd'hui une curieuse impression de pénétrer dans une mosquée impression qui est accentuée à l’intérieur .







vendredi 21 février 2014

De Beaulieu-lés-Loches à Loches

Avant de terminer ce périple en Touraine par la si surprenante église de Loches il ne faut pas manquer de visiter l'Abbaye de Saint-Genou à Beaulieu, site choisi à la fin de l'année 1004 par le Comte Foulques Nerra, Comte d'Anjou pour y édifier la "belle église" dont il ne reste qu'une partie imposante de l'ancien mur nord et un magnifique clocher et des bribes romanes tant cette église fut le théâtre de multiples dégradations .


Le village possède aussi des restes des anciennes fortifications de l'époque romane et une charmante léproserie qui garde encore les trace de ses origines romanes.

Par Beaulieu, on rejoint la petite ville de Loches, dominées par l'imposante masse de son château médiéval un beau témoignage de l'architecture militaire à l'époque romane . A proximité les curieux pourrons essayer de retrouver la chapelle de Vignemont en restauration au moment de ma visite et dont je possède une ancienne carte postale émouvante.


dimanche 2 février 2014

La chapelle Saint-Jean Baptiste du Liget; expiation d'un crime royal .

Totalement isolée, dans un cadre bucolique et presque au milieu d'une foret, la charmante chapelle du Liget est une dépendance de la chartreuse proche dont il ne reste que des ruines de l'époque romane.
Fait exceptionnel c'est donc à une fondation de chartreux qu'il faut rattacher cette chapelle et peut être l'une des vingt première maison de cet ordre en France et une donation que l'ordre en question doit très certainement à l'intervention personnelle du roi anglais Henri II à la fin du XII ème siècle .
Pour certains cette donation l'aurait été par le roi en expiation du crime de Saint Thomas Becket dont une inscription tardive se retrouve à la chartreuse proche.
" Henri roi des Anglais, souillé dodu sang du meurtre de Thomas, a fondé les moines chartreux du Liget "

La chapelle est elle même une construction de l’extrême fin du XII ème et présente le plan rare de la rotonde , réminiscence du Saint-Sépulcre .







On peu admirer les magnifiques modillons de la corniche dont les restauration n'ont pas altéré la saveur mais aussi et surtout les admirables fresques quand on a la chance d'obtenir la clef du lieu à la chartreuse .
Je joint ici un lien utile qui permettra d'en admirer la valeur .http://peintures.murales.free.fr/fresques/France/Centre/Indre-et-Loire/le_liget/liget.html
Scene de la mort de la vierge