On ne quittera pas cette église sans accorder une attention particulière aux très nombreux chapiteaux de la nef et du choeur.
La plupart présentent , ce qui n'est pas leur moindre intérêt, des représentations animales , ou symboliques, peu de chapiteau n'ont qu'un décor végétal, mais même ceux-ci sont de belle facture en dépit de leur rusticité et de leur archaïsme .
Parmi les symboles animaux représentés une place particulière est réservé aux lions, affrontés ou au milieu de végétaux qui s'enroulent autour de leur gueule.Lion attaqué par un aigle . Le symbole de cet animal a de multiples interprétations et j'y reviendrai.
Le serpent occupe aussi une place particulière .
Dans ce monde mystérieux se débattent des hommes souvent accablés ...
Toutes ces représentations ne se livrent pas facilement à l'interprétation sauf peut être celle de la luxure sous la forme d'une femme dont deux serpents dévorent la poitrine.
Ce blog est celui d'un simple amateur passionné d'Art Roman. Au fil de mes visites de ces centaines d'églises romanes qui habillent nos villes et nos campagnes, je souhaite faire partager cette passion pour cet Art Roman si occidental et original.
samedi 14 mai 2011
vendredi 13 mai 2011
Les fresques de Gourdon
Le fresques de Gourdon sont incontestablement la belle surprise de cette église, elles semblent dater pour l'essentiel de la fin du XII ème siècle elles n'ont été redécouvertes qu'au milieu du XX ème !
C'est sans doute avec Brezé les moines l'ensemble le plus complet de fresques même si celles-ci semblent avoir plus de parenté avec les fresques du Nivernais ou du Berry .
L'iconographie reste très classique , un grand Christ en majesté dans sa mandorle , inspiré du pantocrator des églises byzantines , occupe le cul de four de l'abside entouré du tétramorphe .
Ce Christ terrible est celui de l'apocalypse, entouré des apôtres dans le triomphe de sa résurrection à Emmaus .Il rappelle aussi la nativité et l'annonciation .
mais ce qui m’émeut le plus ce sont ces énigmatiques visages si graves et si profonds, ces longues mains dont le trait est parfois à peine suggéré et si poignant .
Cet art est si sobre et si puissant !
C'est sans doute avec Brezé les moines l'ensemble le plus complet de fresques même si celles-ci semblent avoir plus de parenté avec les fresques du Nivernais ou du Berry .
L'iconographie reste très classique , un grand Christ en majesté dans sa mandorle , inspiré du pantocrator des églises byzantines , occupe le cul de four de l'abside entouré du tétramorphe .
Ce Christ terrible est celui de l'apocalypse, entouré des apôtres dans le triomphe de sa résurrection à Emmaus .Il rappelle aussi la nativité et l'annonciation .
Cet art est si sobre et si puissant !
lundi 9 mai 2011
Gourdon ; Un élan vers le ciel
L'église de Gourdon , dédiée à Notre Dame, juchée sur un promontoire et visible des kilomètres à la ronde, est une belle église homogène de l'extrême fin du XI ème et du début du XII ème siècle, qui succède à une ancienne fondation Bénédictine . C'est ici qu'un bergère retrouva un fabuleux trésor d'un église du VI ème siècle caché sous une tuile marquée d'une croix, sans doute pour tenter de le faire échapper à un pillage, et qui est aujourd'hui visible au Cabinet des médailles .
L'église extérieurement austère masse de granit est un puissant et harmonieux édifice de quatre travées et deux absidioles orientées autour d'une belle abside . Rien ne laisse présager de l'harmonie et de la paix que recèle ce beau "temple" .
C'est dans la nef à trois étages que cette impression trouve sa confirmation, sa filiation avec Cluny par son élévation à trois niveau est remarquable, mais aussi un voutement d'arètes comme à Anzy le Duc.
L'ensemble laisse une forte impression de légèreté et de lumière tellement inattendue dans ce modeste village.
L'église extérieurement austère masse de granit est un puissant et harmonieux édifice de quatre travées et deux absidioles orientées autour d'une belle abside . Rien ne laisse présager de l'harmonie et de la paix que recèle ce beau "temple" .
C'est dans la nef à trois étages que cette impression trouve sa confirmation, sa filiation avec Cluny par son élévation à trois niveau est remarquable, mais aussi un voutement d'arètes comme à Anzy le Duc.
L'ensemble laisse une forte impression de légèreté et de lumière tellement inattendue dans ce modeste village.
jeudi 5 mai 2011
Entre Perrecy et Gourdon (2)
Avant d'aborder les deux édifices majeurs de la région un dernier passage par de charmant villages, Toulon Sur Arroux ou une communauté de moines bouddhistes s'est installée , est aussi connue pour sa belle église à plan basilical , couronné par un imposant clocher fortifié plus tardivement , église malheureusement fermée le plus souvent comme la charmante église de Saint-Romain sur Versigny.
Mais parfois à coté de ces modestes édifices , la promenade réserve un surprise de taille, comme celle de la surprenant église de Saint-Romain sous Gourdon, un joyau de pierres blanches dans un écrin de verdure. L'église est modeste mais entièrement romane et probablement du XIIème comme sa grande soeur située sur le promontoire qui la domine au point de la faire totalement oublier .
L'ensemble est de bel facture comme en témoigne le portail élégant à double voussures souligné d'un décor de dents d'engrenage et de vaguelettes .
La corniche du chevet présente un ensemble de modillons parfois d'aspect frustes mais charmant avec d'énigmatiques figures humaines ou de monstres dévorant des humains .
Mais la plus belle surprise de cette visite est à l'intérieur ; une belle restauration a révélé une nef simple et plafonnée et un beau choeur large et lumineux sous le clocher. Mon attention est cependant attiré par deux grands chapiteaux historiés qui encadrent l'arcature du choeur. Je ne parvient pas à en découvrir la signification; sur l'un d'eux des visages lunaires semble sortir de la végétation et fixent d'un air goguenard le visiteur , sur l'autre chapiteau un personnage semble entouré de ses bras disproportionnés le corps d'un enfant emmailloté, tandis qu'à l'angle du même chapiteau l'on remarque un curieux personnage à deux visages. Ses sculptures certes malhabiles en apparence dégage très certainement une grande force et une puissance sérénité accentuée par la belle Vierge protectrice du lieu.
| Toulon sur Arroux |
| Saint-Romain sur Versigny |
L'ensemble est de bel facture comme en témoigne le portail élégant à double voussures souligné d'un décor de dents d'engrenage et de vaguelettes .
| Saint-Romain sous Gourdon |
La corniche du chevet présente un ensemble de modillons parfois d'aspect frustes mais charmant avec d'énigmatiques figures humaines ou de monstres dévorant des humains .
Mais la plus belle surprise de cette visite est à l'intérieur ; une belle restauration a révélé une nef simple et plafonnée et un beau choeur large et lumineux sous le clocher. Mon attention est cependant attiré par deux grands chapiteaux historiés qui encadrent l'arcature du choeur. Je ne parvient pas à en découvrir la signification; sur l'un d'eux des visages lunaires semble sortir de la végétation et fixent d'un air goguenard le visiteur , sur l'autre chapiteau un personnage semble entouré de ses bras disproportionnés le corps d'un enfant emmailloté, tandis qu'à l'angle du même chapiteau l'on remarque un curieux personnage à deux visages. Ses sculptures certes malhabiles en apparence dégage très certainement une grande force et une puissance sérénité accentuée par la belle Vierge protectrice du lieu.
mercredi 4 mai 2011
Entre Perrecy et Gourdon (1)
Autour de ces deux monuments marquants pour l'art roman dans le Charollais , le nombre des églises se raréfie plus l'on remonte vers le nord de la Bourgogne;
A Ciry le Noble seul le chevet est roman mais hélas cette église est fermée à la visite tandis que à Génelard il faut pénétrer dans le choeur d'un église extérieurement sans intérêt pour avoir la surprise d'en trouver les racines .
Une mention particulière doit être réservé à la charmante église de Palinges, qui offre un beau chevet trilobé et un charmant clocher octogonal qui en souligne l'harmonie .
Un cordon de modillons souligne la corniche de l'abside tandis que le choeur large et lumineux laisse découvrir un beau décor d'arcatures absidiales et présente encore quelques traces anciennes de fresques .
Un curieux chapiteau montre deux hommes à l'allure presque simiesque, nus tous deux, entourant un monstre qui pourrait être un serpent , que l'un semble vouloir étrangler tandis que l'autre saisi ses jambes comme pour une sorte de danse, l’interprétation reste difficile mais je ne peux que m'amuser de la liberté du sculpteur ...
Rien de comparable avec l'incroyable foisonnement du Clunisois tout proche, ou chaque village possède son édifice.
Si bon nombre des églises que je visite ne présentent parfois qu'une partie romane chacune est digne d’intérêt.
Qu'il s'agisse de Martigny le Comte dominée par la masse de son clocher carré et dont le choeur présente la particularité d'un " passage berrichon ".
| Martigny le Comte |
| Martigny le Comte |
| Génelard |
| Ciry le noble |
| Palinges |
Un cordon de modillons souligne la corniche de l'abside tandis que le choeur large et lumineux laisse découvrir un beau décor d'arcatures absidiales et présente encore quelques traces anciennes de fresques .
Un curieux chapiteau montre deux hommes à l'allure presque simiesque, nus tous deux, entourant un monstre qui pourrait être un serpent , que l'un semble vouloir étrangler tandis que l'autre saisi ses jambes comme pour une sorte de danse, l’interprétation reste difficile mais je ne peux que m'amuser de la liberté du sculpteur ...
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