Cœur du pouvoir politique et religieux de Bohème et de Moravie, le château de Prague, qui avant tout un palais princier, sera au centre du développement de la foi catholique dans la région mais également d'un véritable essor architectural et ce dés le IXe siècle.
Malgré le transport temporaire de la cour de Princes de Bohème sur le rocher de Vysehrad le château retrouve toute sa fonction dés la fin du XIe siecle et est étroitement lié avec le pouvoir spirituel du premier évêque de la région qui s'y installe dans ses murs.
Les constructions de l'époque romanes y sont encore nombreuses bien que disparates à commencer par les imposants remparts pour partie romans qui protégeaient le palais et la première rotonde dédiée à Sant-Vitius aujourd'hui remplacée par l'imposante cathédrale Saint-Guy dont les flèches gothiques dominent toute la colline.
Mais il existe encore de nombreux monuments d’époque romane difficilement visitables comme l'église de la Vierge Marie, les reste de la basilique des saints Vitius Wenceslas et Adalbert ou encore la grande salle d'apparat du palais dont son semblant gothique donne une bonne image du rayonnement du lieu.
Les seuls restes de cette splendeur encore visibles sont ceux du palais résidentiel de l’évêque qui datent de la fin du XIe et sont les seuls bâtiments civils dans l'enceinte du château.
A l'origine ce palais aujourd'hui accolé à la cathédrale gothique comportait une chapelle dédiée à Saint-Maurice dont on devine encore l'abside pentagonale en saillie des murs . La partie supérieure du bâtiment comportait vraisemblablement une galerie dont il reste une fenêtre à deux arcades et qui laisse deviner le raffinement du lieu et de son prestigieux occupant .
Mais le plus remarquable monument roman de l'enceinte est incontestablement la Basilique Saint-Georges dont les hautes et élégantes flèches à deux étages de baies ajourées du transept se devinent de loin . Située dans la deuxième cour du château, l'église à été bâtie sur le point le plus central mais aussi le plus élevé du château .En dépit de sa façade baroque et de l'ajout d'une chapelle gothique l'église actuelle est d'une remarquable unité de style mais aussi la plus grande église romane de la République Tchèque .C'est aussi sans doute l'une des églises les plus accomplies de la région .
Ses origines sont incertaines mais le monument daterait de l'année 920 date à laquelle le Prince Boleslav II dédia l’église à une congrégation de bénédictines placées sous la direction de sa sœur la princesse Mlada. L'on peut donc admirer l'harmonie des volumes extérieurs avec le large chevet avec décor de lesènes et de dents d'engrenage et le plan basilical de l'ensemble. Ce qui se présente à nous est une harmonieuse église du XIIe siècle de trois nefs sur crypte. On peu également deviner près du chevet des restes des bâtiments conventuels de cette importante fondation dont la visite intérieure achèvera de nous convaincre.
Ce blog est celui d'un simple amateur passionné d'Art Roman. Au fil de mes visites de ces centaines d'églises romanes qui habillent nos villes et nos campagnes, je souhaite faire partager cette passion pour cet Art Roman si occidental et original.
mercredi 30 mars 2016
dimanche 13 mars 2016
La rotonde Sainte-Marie Madeleine de Prédni Kopanina.
Prédni Kopanina est un charmant petit village à proximité de l’aéroport de Prague et possède une charmante rotonde qui en dépit de ses larges restructurations de la fin du XIXe et en particulier l'ajour d'une sacristie en forme de courte nef fait une belle impression par l'harmonie de ses formes et la parfaite proportion de ses volumes .
Le portail et les fenêtres de la rotonde sont également des restaurations du XIXe mais elles n'ont pas altéré les proportions générale de cette charmante église.
Cette rotonde est l'une des plus grande région avec prés de cinq mètres et demi de diamètre elle a été édifiée avant 1150 peu être sur l'emplacement d'un ancien lieu de culte païen en guise de promontoire.
La qualité de l'appareillage de belle pierre calcaire blanche frappe également par sa régularité que vient parfois ponctuer une pierre de couleur plus brune.
Malheureusement cette rotonde en cette piéride de l'année était fermée elle posséderait également des fonts baptismaux datant du haut-moyen âge que j'aurais aimé découvrir car ce type d'oeuvre est rare dans la région. La beauté du lieu cependant mérite assurément une visite d'autant qu'en cette période de fin d'année les cimetières semblent comme s'habiller de fleurs et de lampions .
Le portail et les fenêtres de la rotonde sont également des restaurations du XIXe mais elles n'ont pas altéré les proportions générale de cette charmante église.
Cette rotonde est l'une des plus grande région avec prés de cinq mètres et demi de diamètre elle a été édifiée avant 1150 peu être sur l'emplacement d'un ancien lieu de culte païen en guise de promontoire.
Elle possède l'originalité de conserver sur son massif occidental un beau clocher de deux étages avec des baies jumelles d'inspiration ottonienne.
Malheureusement cette rotonde en cette piéride de l'année était fermée elle posséderait également des fonts baptismaux datant du haut-moyen âge que j'aurais aimé découvrir car ce type d'oeuvre est rare dans la région. La beauté du lieu cependant mérite assurément une visite d'autant qu'en cette période de fin d'année les cimetières semblent comme s'habiller de fleurs et de lampions .
samedi 12 mars 2016
Deux Eglises de la Banlieue de Prague: Dolni Chabry.
Avant de revenir dans le centre l'on peu visiter deux charmantes églises autour de la ville de Prague qui méritent le déplacement si on a aussi la chance de bénéficier des heures d'ouverture particulièrement aléatoires .
L'église de Dolni Chabry au nord de Prague est une harmonieuse construction de la fin du XIIe siècle, elle présente une courte nef et une abside semi-circulaire décorée d'un cordon de lésènes particulièrement en faveur dans cette région d'Europe.
Mais des fouilles récentes on permit de découvrir que cette église à remplacé un édifice bien plus ancien du Xe siècle en forme de rotonde qui par ses dimensions était la seconde plus grande de la région de Prague après celle de Saint-Vitius dans l’enceinte du château.
Il est vraisemblable que le lieu ait eut dés l'origine un rôle stratégique et politique de première importance.
L'église possède aussi un second trésor , de belles fresques dans l'abside probablement du début du XIIIe siècle mais encore très marquées par l'influence romane. On y devine un christ en majesté entouré des symboles des évangélistes et plus bas au niveau des fenêtres les principaux apôtres. Il faut reconnaître qu'en dépit de la modestie de ses volumes cette églises isolée sur une butte entourée d'un mur comme d'une enceint ne manque pas de charme.
A proximité immédiate je conseille de manger à l'auberge Karel qui ressemble à un ancien relais de diligence et nous fait remonter dans le temps par sa cuisine simple et savoureuse et un accueil particulièrement amical .
L'église de Dolni Chabry au nord de Prague est une harmonieuse construction de la fin du XIIe siècle, elle présente une courte nef et une abside semi-circulaire décorée d'un cordon de lésènes particulièrement en faveur dans cette région d'Europe.
Mais des fouilles récentes on permit de découvrir que cette église à remplacé un édifice bien plus ancien du Xe siècle en forme de rotonde qui par ses dimensions était la seconde plus grande de la région de Prague après celle de Saint-Vitius dans l’enceinte du château.
Il est vraisemblable que le lieu ait eut dés l'origine un rôle stratégique et politique de première importance.
L'église possède aussi un second trésor , de belles fresques dans l'abside probablement du début du XIIIe siècle mais encore très marquées par l'influence romane. On y devine un christ en majesté entouré des symboles des évangélistes et plus bas au niveau des fenêtres les principaux apôtres. Il faut reconnaître qu'en dépit de la modestie de ses volumes cette églises isolée sur une butte entourée d'un mur comme d'une enceint ne manque pas de charme.
A proximité immédiate je conseille de manger à l'auberge Karel qui ressemble à un ancien relais de diligence et nous fait remonter dans le temps par sa cuisine simple et savoureuse et un accueil particulièrement amical .
lundi 29 février 2016
Les rotondes de Prague .
Ces églises de plan circulaire sont sans doute les plus symboliques de la ville de Prague et s'inscrivent dans une tradition très en faveur dans cette partie de l'Europe jusqu'en Pologne, Hongrie, Slovénie, Croatie et Autriche.
Les églises rotondes puisent leur racines dans la tradition byzantine et les premières églises du Saint Sépulcre de Jérusalem et ses reproductions carolingiennes en particulier celle d'Aix la Chapelle. Il est incontestable que l'influence Carolingienne puis Ottonienne sera déterminante sur le développement de ce modèle architectural dans toute l'Europe centrale et ce jusqu'au XIIIe siècle.
Les églises rotondes de Prague comme celles de beaucoup d'églises de cette partie de l'Europe sont cependant des églises de dimensions modestes avec un chœur en hémicycle et une nef circulaire, sans comparaison avec le plan parfaitement circulaire des grandes églises ou des baptistères d'Italie de Nord ou de France comme Saint-Bénigne de Dijon. Souvent ces églises avaient pour origine une cour princière dont elles avaient la fonction de chapelle pour de jeunes état dont la manifestation symbolique d'appartenance au modèle impérial occidental était de première importance comme à Aix-la-Chapelle. Ce n'est que progressivement qu'elles deviendront des églises paroissiales et une grande faveur en Europe centrale jusqu'à la fin tardive de la période romane.
La première de ces rotondes est celle de Saint-Vitius ou Saint-Vit construite par le Prince Wenceslas dans l'enceinte de l’actuel château de Prague au début du Xe siècle .sont plan circulaire comportait quatre absides dont les reste non visibles sont aujourd'hui intégrés dans l'imposante cathédrale Saint-Guy.
La plus ancienne des rotondes est celle de l'ancien château de Vysehard lorsque le prince Vratislav II décida d'y transférer le siège de son autorité. Il y construisit une basilique dédiée aux saints Pierre et Paul aujourd'hui disparue mais surtout une chapelle dédiée à Saint-Martin en forme de rotonde sur le modèle de Saint-Vitius bien que de plus modeste dimension. C'est cet édifice que l'on peut encore admirer en dépit de ses transformations ultérieures et l'ajout d'un portail sans charme .
L'église actuelle date de la fin du XI e dont on peut admirer le charme du clocheton cylindrique percé de baies géminées.
La plus célèbre des rotondes est celle dite de la Sainte-Croix mineure dans la Vielle Ville; aujourd'hui presque noyée au pied des dans les immeuble de la fin du XIXe. L'église actuelle de la première moitié du XIIe siècle aurait des origines plus ancienne et avait elle aussi une vocation de chapelle privée d'une noble famille .Elle est construite en bel appareil régulier et l'on peut remarquer le beau décor de bandes lombardes de son petit chevet et l'élégant clocheton cylindrique aux baies jumelles .
La troisième rotonde situées à l’intérieur de la ville de Prague est celle de Saint-Longin ou Saint-Longinus autrefois dédiée à Saint-Etienne ses origines remonteraient au Xe siècle . C'est aujourd'hui un édifice de la deuxième moitié du XIIe largement remaniée au XIVe siècle . C'est un édifice très simple avec son abside en hémicycle sans décor extérieur le clocher lanterne est lui postérieur. On peut toutefois remarquer le reste du portail roman intégré dans la maçonnerie le seul d'origine des rotondes praguoises.
Un seul regret cependant ces églises ignorées le plus souvent de la masse des touristes qui envahissent le centre et le pont Charles sont très peu souvent ouvertes et selon des conditions difficilement compréhensibles pour qui ne parle pas le tchèque .
Les églises rotondes puisent leur racines dans la tradition byzantine et les premières églises du Saint Sépulcre de Jérusalem et ses reproductions carolingiennes en particulier celle d'Aix la Chapelle. Il est incontestable que l'influence Carolingienne puis Ottonienne sera déterminante sur le développement de ce modèle architectural dans toute l'Europe centrale et ce jusqu'au XIIIe siècle.
Les églises rotondes de Prague comme celles de beaucoup d'églises de cette partie de l'Europe sont cependant des églises de dimensions modestes avec un chœur en hémicycle et une nef circulaire, sans comparaison avec le plan parfaitement circulaire des grandes églises ou des baptistères d'Italie de Nord ou de France comme Saint-Bénigne de Dijon. Souvent ces églises avaient pour origine une cour princière dont elles avaient la fonction de chapelle pour de jeunes état dont la manifestation symbolique d'appartenance au modèle impérial occidental était de première importance comme à Aix-la-Chapelle. Ce n'est que progressivement qu'elles deviendront des églises paroissiales et une grande faveur en Europe centrale jusqu'à la fin tardive de la période romane.
La première de ces rotondes est celle de Saint-Vitius ou Saint-Vit construite par le Prince Wenceslas dans l'enceinte de l’actuel château de Prague au début du Xe siècle .sont plan circulaire comportait quatre absides dont les reste non visibles sont aujourd'hui intégrés dans l'imposante cathédrale Saint-Guy.
La plus ancienne des rotondes est celle de l'ancien château de Vysehard lorsque le prince Vratislav II décida d'y transférer le siège de son autorité. Il y construisit une basilique dédiée aux saints Pierre et Paul aujourd'hui disparue mais surtout une chapelle dédiée à Saint-Martin en forme de rotonde sur le modèle de Saint-Vitius bien que de plus modeste dimension. C'est cet édifice que l'on peut encore admirer en dépit de ses transformations ultérieures et l'ajout d'un portail sans charme .
L'église actuelle date de la fin du XI e dont on peut admirer le charme du clocheton cylindrique percé de baies géminées.
La plus célèbre des rotondes est celle dite de la Sainte-Croix mineure dans la Vielle Ville; aujourd'hui presque noyée au pied des dans les immeuble de la fin du XIXe. L'église actuelle de la première moitié du XIIe siècle aurait des origines plus ancienne et avait elle aussi une vocation de chapelle privée d'une noble famille .Elle est construite en bel appareil régulier et l'on peut remarquer le beau décor de bandes lombardes de son petit chevet et l'élégant clocheton cylindrique aux baies jumelles .
La troisième rotonde situées à l’intérieur de la ville de Prague est celle de Saint-Longin ou Saint-Longinus autrefois dédiée à Saint-Etienne ses origines remonteraient au Xe siècle . C'est aujourd'hui un édifice de la deuxième moitié du XIIe largement remaniée au XIVe siècle . C'est un édifice très simple avec son abside en hémicycle sans décor extérieur le clocher lanterne est lui postérieur. On peut toutefois remarquer le reste du portail roman intégré dans la maçonnerie le seul d'origine des rotondes praguoises.
Un seul regret cependant ces églises ignorées le plus souvent de la masse des touristes qui envahissent le centre et le pont Charles sont très peu souvent ouvertes et selon des conditions difficilement compréhensibles pour qui ne parle pas le tchèque .
dimanche 21 février 2016
Prague; une ville romane !
Me voilà de retour à ce blog qui nécessite plus de travail que l'on pourrait y penser pour collecter surtout les sources qui le nourrissent et travailler mes images.
Cette fois ci je partage une découverte de cette ville fantastique et contrastée davantage connue pour la splendeur de ses monuments baroques et de la période " art déco ". Pourtant Prague est aussi une ville riche de monuments romans de grande valeur et trop peu connus et il faudrait une visite plus longue encore que ces quelques jours pour les visiter tous .
Si le territoire de l'actuelle République Tchèque était connu dés l'époque romaine c'est surtout à partir de Ve et VI e siècles que se développa la région de Prague avec l'implantation des premiers peuples slaves, les Moraves . A partir du VIIIe siècle les premiers missionnaires chrétiens venu de Byzance mais aussi du sud de l'Allemagne en particulier de Passau et Regensbourg contribuèrent au développement de l'Eglise de Bohème et de Moravie.
L'histoire chrétienne de Prague commence véritablement en 870, date du baptême du Prince Premyslid Borivoj par un archevêque venu du Saint Empire; Méthode.
Ce fondateur d'une dynastie qui ne parviendra à la royauté qu'au XIIIe siècle, fur le premier à faire le choix du site de l'actuel château de Prague au bord de la Vltava pour y installer sa capitale qui se développera rapidement des deux coté de ce fleuve .
A cette capitale embryon d'un nouvel état manquait encore un héro national qui sera le fils du fondateur de la dynastie, Wenceslas Premier son fils assassiné par son frère pour son attachement à la foi chrétienne encore en lutte contre l'hérésie et qui sera très vite canonisé pour devenir l'un des premier Saint et martyr de Bohème. En 973 Prague devint le siège d'un évêché très attaché au culte de Wenceslas dont la statue située au cœur de la vieille ville est encore un symbole du pays.
Ma visite commence donc par cette vielle ville avec la découverte de l'une des églises dédiée à Saint-Wenceslas située rue Dittricova qui bien que presque entièrement remaniée conserve encore noyée dans la maçonnerie de sa façade les traces d'un clocher roman au baies géminées marquées par l'influence et le style du Saint-Empire qui exercera pendant toute la période médiévale qui nous intéresse sa tutelle politique et spirituelle sur la région.
Au cœur de la vielle ville il faut aussi découvrir les reste des maisons romanes de Prague aujourd'hui au niveau du sous sol de la ville actuelle qui fut rehaussée de plusieurs mètres pour échapper aux crues régulières et désastreuses de la Vltava.
Ces maisons sont nombreuses et toutes ne se visitent pas mais un circuit permet de découvrir une de ces maisons située sous l'Hotel de Ville et l'horloge astronomique et haut lieu de la résistance tchèque lors du dernier conflit mondial.
Un peu plus loin, rue Husova on découvre sous un restaurant les trois magnifiques salles romanes de l'ancien palais des seigneurs de Kunstat, sans doute l'un des plus admirable monument civil de de Bohème-Moravie. Ce palais construit à la fin du XII et au début du XIII e siècles est un vaste ouvrage de trois pièces dont le dallage d’origine à été conservé . Aux extrémités se trouvent une cuisine et une chambre aux dispositions similaires dont les voûtes cimentées sont soutenues par un massif piler central. La piece principale, sans doute une pièce d’apparat possède quatre travées avec deux piles rondes d'un bel effet .
Cette fois ci je partage une découverte de cette ville fantastique et contrastée davantage connue pour la splendeur de ses monuments baroques et de la période " art déco ". Pourtant Prague est aussi une ville riche de monuments romans de grande valeur et trop peu connus et il faudrait une visite plus longue encore que ces quelques jours pour les visiter tous .
Si le territoire de l'actuelle République Tchèque était connu dés l'époque romaine c'est surtout à partir de Ve et VI e siècles que se développa la région de Prague avec l'implantation des premiers peuples slaves, les Moraves . A partir du VIIIe siècle les premiers missionnaires chrétiens venu de Byzance mais aussi du sud de l'Allemagne en particulier de Passau et Regensbourg contribuèrent au développement de l'Eglise de Bohème et de Moravie.
L'histoire chrétienne de Prague commence véritablement en 870, date du baptême du Prince Premyslid Borivoj par un archevêque venu du Saint Empire; Méthode.
Ce fondateur d'une dynastie qui ne parviendra à la royauté qu'au XIIIe siècle, fur le premier à faire le choix du site de l'actuel château de Prague au bord de la Vltava pour y installer sa capitale qui se développera rapidement des deux coté de ce fleuve .
A cette capitale embryon d'un nouvel état manquait encore un héro national qui sera le fils du fondateur de la dynastie, Wenceslas Premier son fils assassiné par son frère pour son attachement à la foi chrétienne encore en lutte contre l'hérésie et qui sera très vite canonisé pour devenir l'un des premier Saint et martyr de Bohème. En 973 Prague devint le siège d'un évêché très attaché au culte de Wenceslas dont la statue située au cœur de la vieille ville est encore un symbole du pays.
Ma visite commence donc par cette vielle ville avec la découverte de l'une des églises dédiée à Saint-Wenceslas située rue Dittricova qui bien que presque entièrement remaniée conserve encore noyée dans la maçonnerie de sa façade les traces d'un clocher roman au baies géminées marquées par l'influence et le style du Saint-Empire qui exercera pendant toute la période médiévale qui nous intéresse sa tutelle politique et spirituelle sur la région.
Au cœur de la vielle ville il faut aussi découvrir les reste des maisons romanes de Prague aujourd'hui au niveau du sous sol de la ville actuelle qui fut rehaussée de plusieurs mètres pour échapper aux crues régulières et désastreuses de la Vltava.
Ces maisons sont nombreuses et toutes ne se visitent pas mais un circuit permet de découvrir une de ces maisons située sous l'Hotel de Ville et l'horloge astronomique et haut lieu de la résistance tchèque lors du dernier conflit mondial.
Un peu plus loin, rue Husova on découvre sous un restaurant les trois magnifiques salles romanes de l'ancien palais des seigneurs de Kunstat, sans doute l'un des plus admirable monument civil de de Bohème-Moravie. Ce palais construit à la fin du XII et au début du XIII e siècles est un vaste ouvrage de trois pièces dont le dallage d’origine à été conservé . Aux extrémités se trouvent une cuisine et une chambre aux dispositions similaires dont les voûtes cimentées sont soutenues par un massif piler central. La piece principale, sans doute une pièce d’apparat possède quatre travées avec deux piles rondes d'un bel effet .
dimanche 31 janvier 2016
Trésor des églises romanes de l'Ain . La chapelle d’Étables .
Ce dernier et unique billet du mois de Janvier ce veut une sorte de transition avant de nouvelles découvertes et un retour à la contemplation de ces plus modestes édifices comme l'humble chapelle d’Étables dédiée à Saint-Laurent dans le petit village de Ceigne dans le Haut-Bugey .
On ne sait que peu de choses de cet édifice daté du XII eme siècle et dédiée à Saint-Laurent que les voyageurs deviennent à peine en empruntant le col autoroutier du même nom en direction de Genève et des Alpes .
Elle est pourtant un bon exemple de cet art roman rustique de moyenne montagne et un beau témoignage d'un art roman peu représenté autour de la belle fondation clunisienne de Nantua.
La chapelle occupe une éminence au coté d'un arbre plus que centenaire entourée de son cimetière avec son enclos en pierres dressées caractéristiques du Haut-Bugey et d'un charme incontestable.
Sa nef unique a été allongée ultérieurement mais elle possède une belle abside en cul de four soutenue par d'imposants contreforts.
La chapelle est ouverte en toute saison et même en ce mois de Décembre et permet de découvrir la simple beauté du chevet séparé de la nef par une minuscule coupole sur trompe toute simple mais très émouvante.
L'appareillage est de belles pierres sèches du pays taillées en petit appareil avec une couverture en lauzes très voisine de la chapelle de Mornay toute proche.
Elle est pour moi le parfait exemple de la beauté de cet art roman sans prétention mais si parfaitement adaptée à son paysage avoisinant.
On ne sait que peu de choses de cet édifice daté du XII eme siècle et dédiée à Saint-Laurent que les voyageurs deviennent à peine en empruntant le col autoroutier du même nom en direction de Genève et des Alpes .
Elle est pourtant un bon exemple de cet art roman rustique de moyenne montagne et un beau témoignage d'un art roman peu représenté autour de la belle fondation clunisienne de Nantua.
La chapelle occupe une éminence au coté d'un arbre plus que centenaire entourée de son cimetière avec son enclos en pierres dressées caractéristiques du Haut-Bugey et d'un charme incontestable.
Sa nef unique a été allongée ultérieurement mais elle possède une belle abside en cul de four soutenue par d'imposants contreforts.
La chapelle est ouverte en toute saison et même en ce mois de Décembre et permet de découvrir la simple beauté du chevet séparé de la nef par une minuscule coupole sur trompe toute simple mais très émouvante.
L'appareillage est de belles pierres sèches du pays taillées en petit appareil avec une couverture en lauzes très voisine de la chapelle de Mornay toute proche.
Elle est pour moi le parfait exemple de la beauté de cet art roman sans prétention mais si parfaitement adaptée à son paysage avoisinant.
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