A quelques kilomètres de Pontrémoli, la sobre et rude "Pieve" di Sorano au village de Filattiera, parfaitement assise sur un beau chevet avec absidioles , typiquement lombarde par son style annonce déjà l'art du décor toscan , par l'usage de forme géométrique en guise de tout décor.
Le mot "pieve" que l'on retrouve souvent en Italie est dérivé du latin "plebs", il désigne le plus souvent un édifice cultuel dédié au peuple des croyants. Cette modeste église de plan basilical combine avec grâce la force et la simplicité propre à cet art du XI ème siècle.
La nef est tout aussi sobre ainsi que les chapiteaux en granit qui ne présentent qu'un décor stylisé.
Entre les chasubles des enfants de chœur, on aura la surprise de découvrir une énigmatique statue-stèle semblable à celle du musée de Pontrémoli sur lesquelles je reviendrait dans mon prochain billet .
Ce blog est celui d'un simple amateur passionné d'Art Roman. Au fil de mes visites de ces centaines d'églises romanes qui habillent nos villes et nos campagnes, je souhaite faire partager cette passion pour cet Art Roman si occidental et original.
dimanche 10 juillet 2011
Pontremoli en Lunigiana, première etape en Toscane
La Lunigiana ou pays de la Lune est la contrée la plus sauvage et la plus étrange de la flamboyante Toscane, sans doute la plus isolée également.
Située à l'extréme nord de la province entre la Ligurie et l'Emilie , c'est une longue bande de terre boisée et montagneuse, herisée de chateaux et parsemée d'églises d'où se dégage un mystère partout persceptible qui doit son nom à l'ancienne Luni romaine.
Pontremoli au confluent de deux fleuves de montagne, est une modeste ville de montagne celèbre pour son musée des "Statues Stèles de Lunigiana" qui à lui seul mérite le voyage, et le ville ne manque pas de charme .
De l'époque romane subsistent deux témoignages émouvants, la modeste chapelle Saint-Georges, typiquement lombarde par le décor sobre de son abside.
Et surtout une stèle en forme de labyrinthe, conservée dans l'église Saint-Pierre, cette sculpture d'aspect archaïque est un symbole remarquable empruntant certainement aux arts les plus anciens et les plus originaux des premiers peuples de cette contrée, avant meme l'occupation étrusque et romaine. Elle nous rapelle aussi que Pontrémoli etait une étape importante sur la route du pelerinage de Rome, troisieme pelerinage le plus frequenté avec celui de Compostelle et de Jerusalem.
La tradition veut encore que les pelerins suivent de leurs doigts les lignes gravées dans la pierre comme en forme de route et de méditation intérieure.
Située à l'extréme nord de la province entre la Ligurie et l'Emilie , c'est une longue bande de terre boisée et montagneuse, herisée de chateaux et parsemée d'églises d'où se dégage un mystère partout persceptible qui doit son nom à l'ancienne Luni romaine.
Pontremoli au confluent de deux fleuves de montagne, est une modeste ville de montagne celèbre pour son musée des "Statues Stèles de Lunigiana" qui à lui seul mérite le voyage, et le ville ne manque pas de charme .
De l'époque romane subsistent deux témoignages émouvants, la modeste chapelle Saint-Georges, typiquement lombarde par le décor sobre de son abside.
Et surtout une stèle en forme de labyrinthe, conservée dans l'église Saint-Pierre, cette sculpture d'aspect archaïque est un symbole remarquable empruntant certainement aux arts les plus anciens et les plus originaux des premiers peuples de cette contrée, avant meme l'occupation étrusque et romaine. Elle nous rapelle aussi que Pontrémoli etait une étape importante sur la route du pelerinage de Rome, troisieme pelerinage le plus frequenté avec celui de Compostelle et de Jerusalem.
La tradition veut encore que les pelerins suivent de leurs doigts les lignes gravées dans la pierre comme en forme de route et de méditation intérieure.
dimanche 3 juillet 2011
Essen ; un trésor oublié au coeur de la Ruhr (2)
Mais il y a d'autres trésors qui ont fait la fortune du lieu.
La vierge d'or dite " Vierge du Bon Conseil", est un encore un objet de culte fervent dans toute l'Allemagne et est considérée comme l'une des plus ancienne image mariale d'Europe du Nord . Recouverte de feuilles d'or elle daterait de 980 .
Mais plus impressionnant encore à mon avis est la présence d'un magnifique candélabre à sept branches, qui se voulait une réplique du candélabre du Temple de Salomon à Jerusalem, détruit par les romains et porté en trophée dans les rues de Rome comme le montre l'arc de Titus.
C'est une oeuvre exceptionnelle de 2,26 mètres de haut en bronze avec cabochons décorés de têtes d'animaux ou de grotesques et de pierres précieuses. Contemporain de la Vierge d'or il porte une dédicace à l'Abbesse Mathilde ; "Mathild abatissa me fieri ussit et Christo consecravit". Autrefois situé sur l'autel il est le symbole de la lumière et de la résurrection des mort et il est rare de voir encore de telle pièce d'orfèvrerie monumentale.
La vierge d'or dite " Vierge du Bon Conseil", est un encore un objet de culte fervent dans toute l'Allemagne et est considérée comme l'une des plus ancienne image mariale d'Europe du Nord . Recouverte de feuilles d'or elle daterait de 980 .
Mais plus impressionnant encore à mon avis est la présence d'un magnifique candélabre à sept branches, qui se voulait une réplique du candélabre du Temple de Salomon à Jerusalem, détruit par les romains et porté en trophée dans les rues de Rome comme le montre l'arc de Titus.
C'est une oeuvre exceptionnelle de 2,26 mètres de haut en bronze avec cabochons décorés de têtes d'animaux ou de grotesques et de pierres précieuses. Contemporain de la Vierge d'or il porte une dédicace à l'Abbesse Mathilde ; "Mathild abatissa me fieri ussit et Christo consecravit". Autrefois situé sur l'autel il est le symbole de la lumière et de la résurrection des mort et il est rare de voir encore de telle pièce d'orfèvrerie monumentale.
Essen ; un trésor oublié au coeur de la Ruhr (1)
Nouvelle destination hors de nos frontières avant de rester plus longtemps en Toscane .
Essen est une vaste ville industrielle de la Ruhr au nord de Cologne, très sérieusement détruite pendant la seconde guerre mondiale, elle mérite un voyage aussi pour le fabuleux site de Zollverein, classé au patrimoine mondial de l'humanité.
http://www.zollverein.de/english/index.php?f_categoryId=692
Mais pour cette visite nous resterons à la visite de la Cathédrale dédiée aux Saints Côme et Damien et la Bienheureuse Vierge Marie, elle n'est en fait Cathédrale que depuis 1958.
Mais elle à toujours été une puissante abbaye de femmes liées à la famille impériale, fondée au IX èmes siècle par Altfrid, évêque d'Hildesheim.
L'édifice actuel, largement affecté par les bombardements présente une longue nef gothique dont seuls quelques éléments romans ont été préservés. La partie la plus ancienne, outre la crypte étant le vaste clocher-halle dans lequel on accède par un bel atrium.
L'atrium, sorte de porche ouvert et clos qui permet l'accès à l'église est un dispositif architectural quasi inconnu en France , plus fréquent en Italie du Nord, il est un trait propre aux édifices Ottonien du X ème siècle, et n'est pas dénué de charme ni d'un certain mystère .
A l'intérieur la vaste nef , est précédée par un beau demi-hémicycle du clocher de l'entrée rare témoignage de l'architecture du X ème siècle avec ses vastes baies de l'étage supérieur que l'on peut apparenter à la Cathédrale d'Aix-la-Chapelle, possède encore de beaux chapiteaux.
La belle crypte sobre et rude date, elle, du XI ème, elle renferme le tombeau d'Altfrid, devenu Saint dont la vénération deviendra aussi une causes de la fortune de cette abbaye.
Essen est une vaste ville industrielle de la Ruhr au nord de Cologne, très sérieusement détruite pendant la seconde guerre mondiale, elle mérite un voyage aussi pour le fabuleux site de Zollverein, classé au patrimoine mondial de l'humanité.
http://www.zollverein.de/english/index.php?f_categoryId=692
Mais pour cette visite nous resterons à la visite de la Cathédrale dédiée aux Saints Côme et Damien et la Bienheureuse Vierge Marie, elle n'est en fait Cathédrale que depuis 1958.
Mais elle à toujours été une puissante abbaye de femmes liées à la famille impériale, fondée au IX èmes siècle par Altfrid, évêque d'Hildesheim.
L'édifice actuel, largement affecté par les bombardements présente une longue nef gothique dont seuls quelques éléments romans ont été préservés. La partie la plus ancienne, outre la crypte étant le vaste clocher-halle dans lequel on accède par un bel atrium.
L'atrium, sorte de porche ouvert et clos qui permet l'accès à l'église est un dispositif architectural quasi inconnu en France , plus fréquent en Italie du Nord, il est un trait propre aux édifices Ottonien du X ème siècle, et n'est pas dénué de charme ni d'un certain mystère .
A l'intérieur la vaste nef , est précédée par un beau demi-hémicycle du clocher de l'entrée rare témoignage de l'architecture du X ème siècle avec ses vastes baies de l'étage supérieur que l'on peut apparenter à la Cathédrale d'Aix-la-Chapelle, possède encore de beaux chapiteaux.
La belle crypte sobre et rude date, elle, du XI ème, elle renferme le tombeau d'Altfrid, devenu Saint dont la vénération deviendra aussi une causes de la fortune de cette abbaye.
samedi 2 juillet 2011
Tour de Londres; la chapelle Saint-Jean.
Dés le règne de Guillaume le projet de la construction de cette forteresse-palais sera conçu avec force pour marquer l'autorité des nouveaux souverains, commencée aux environs de 1070 elle sera presque entièrement achevée en tente ans pour le règne du second fils du "Conquérant".
La chapelle royale Saint-jean en constitue sans aucun doute l'un de plus pur joyau , par l’équilibre et l'aspect austère mai pur de ses volumes.Elle est un des meilleurs exemple de l'art anglo-normand d'Angleterre .
La chapelle occupe les deux étages supérieurs de la tour , qui donne l'impression d'entrer dans une vaste église, impression de puissance renforcé également par le voûtement en berceau de la nef centrale qui reste un dispositif rare en Angleterre.
La nef est scandée par douze piles cylindriques massives mais élégantes qui pourraient faire référence aux douze apôtres. Le décor simple et dépouillé des chapiteaux, de feuillage et de croix en forme de tau participe là encore à la force sereine qui se dégage de ce magnifique "Temple" .
vendredi 1 juillet 2011
Londres; la Tour Blanche des Normands .
Il reste bien peu de monuments médiévaux intacts dans la si fabuleuse ville de Londres , mutilée pas les bombardements de la seconde guerre mondiale mais tout autant par un vaste incendie qui la ravagea presque entièrement en 1666 .
Ma visite fut essentiellement consacrée au "Victoria ans Albert Museum"; riche de collections incroyables sur lesquelles je reviendrai , mais avant cela c'est une visite inattendue à l'un des monuments les plus célèbre de Londres que je m'attarderai.
La "Tour de Londres" est aujourd'hui plus connue comme la plus célèbre prison d' Angleterre mais elle est avant tout une forteresse et un Palais Normand ce qui chez nos ami anglais est le synonyme de "roman".
Quand Guillaume, Duc de Normandie devint Roi d'Angleterre après sa victoire d' Hastings, son obsession sera de s'assurer la domination de Londres, ou il décidera d'installer son palais et une puissante forteresse à l'intérieur des anciens remparts romains .
Aujourd'hui le château déploie son immense complexe de remparts, mais déjà à l'époque la forteresse devait marquer les esprits par sa puissance et son ampleur .
Le Château-Palais d'origine date presque entièrement de la fin du XI ème et du XII ème siècle et fut bâti d'une traite en pierre blanche entièrement importées de la région de Caen, de vaste dimension sur trois niveaux; il demeure sans doute l'un des plus impressionant chateau roman d'Angleterre et d'Europe .
Il en reste en superbe teimognage la "White Tower" qui en est le Donjon et le coeur du pouvoir politique de l'époque , qui tire son nom de l'enduit de chaux blanche qui le recouvrait entirement.
Entouré de quatre tours d'angle , la force de l'ensemble saisit toujours le visiteur, ainsi que l'harmonie des volumes qui incorporent la chapelle royale comme élémént du decor mais aussi de la puissance défensive du batiment, qu'agrémentent les multiples fenètres ouvertes dans des murs de plus de trois mètres d'épaisseur ...
Ma visite fut essentiellement consacrée au "Victoria ans Albert Museum"; riche de collections incroyables sur lesquelles je reviendrai , mais avant cela c'est une visite inattendue à l'un des monuments les plus célèbre de Londres que je m'attarderai.
La "Tour de Londres" est aujourd'hui plus connue comme la plus célèbre prison d' Angleterre mais elle est avant tout une forteresse et un Palais Normand ce qui chez nos ami anglais est le synonyme de "roman".
Quand Guillaume, Duc de Normandie devint Roi d'Angleterre après sa victoire d' Hastings, son obsession sera de s'assurer la domination de Londres, ou il décidera d'installer son palais et une puissante forteresse à l'intérieur des anciens remparts romains .
Aujourd'hui le château déploie son immense complexe de remparts, mais déjà à l'époque la forteresse devait marquer les esprits par sa puissance et son ampleur .
Le Château-Palais d'origine date presque entièrement de la fin du XI ème et du XII ème siècle et fut bâti d'une traite en pierre blanche entièrement importées de la région de Caen, de vaste dimension sur trois niveaux; il demeure sans doute l'un des plus impressionant chateau roman d'Angleterre et d'Europe .
Il en reste en superbe teimognage la "White Tower" qui en est le Donjon et le coeur du pouvoir politique de l'époque , qui tire son nom de l'enduit de chaux blanche qui le recouvrait entirement.
Entouré de quatre tours d'angle , la force de l'ensemble saisit toujours le visiteur, ainsi que l'harmonie des volumes qui incorporent la chapelle royale comme élémént du decor mais aussi de la puissance défensive du batiment, qu'agrémentent les multiples fenètres ouvertes dans des murs de plus de trois mètres d'épaisseur ...
dimanche 26 juin 2011
Trésor des églises romanes de l'Ain: La Boisse
Le village de La Boisse est connu depuis l'antiquité romaine ainsi qu'en atteste plusieurs découvertes archéologiques, admirablement située sue la voie reliant Lyon à Genève,
Il ne reste plus grand chose du "lieu boisé" dont le village tire son nom, tant l’agglomération comme ses voisines s'est densifiée sous la pression constante de la métropole lyonnaise toute proche.
On peut cependant y admirer une charmante église, dédiée à l'Assomption (ce qui n'était sans doute pas son vocable d'origine).
Pour certains ses origines pourraient remonter au X ème siècle, mais c'est cependant essentiellement un édifice du XII ème que l'on peut visiter , au moins en ce qui concerne le chœur et le chevet .
Le chevet présentait certainement à l'origine une abside principale et deux absidioles, caractérisant un plans basilical assez rare pour le département, mais une absidiole à disparue. Actuellement recouvertes d'une toiture en béton qui n'est pas du meilleur effet.Mais l'appareillage de pierres et de galets mêlés à été bien restitué.
C'est à l'intérieur que l'édifice est le plus intéressant .
Le choeur est en effet baigné d'une belle lumière favorisée par la haute coupole sur trompe sous le clocher.
Le chevet déploie harmonieusement cinq arcatures reposant sur un soubassement avec une moulure de pierres et lit de galets.L'arcature centrale reposant sur deux large colonnes soigneusement décorées et rappelant le décor de l'abside de Saint-Martin d'Ainay à Lyon .
Le décor des chapiteaux est essentiellement végétal à l'exception du chapiteau de l'une des colonne principale, figurant neuf énigmatiques personnages dans une position statique et d'allure assez fruste, portant des phylactères ou des livres, et pour l'un deux à la longue barbe ce qui ressemble à une canne. Peut être représentent-t-'ils des pères de l’Église ou les apôtres. Le personnage central au visage martelé tenant la main de l'un de ces compagnon pourrait être le Christ ...
Cette modeste église est pour moi un témoignage renouvelé que cet art roman est toujours riche d’émotions et de surprises.
Il ne reste plus grand chose du "lieu boisé" dont le village tire son nom, tant l’agglomération comme ses voisines s'est densifiée sous la pression constante de la métropole lyonnaise toute proche.
On peut cependant y admirer une charmante église, dédiée à l'Assomption (ce qui n'était sans doute pas son vocable d'origine).
Pour certains ses origines pourraient remonter au X ème siècle, mais c'est cependant essentiellement un édifice du XII ème que l'on peut visiter , au moins en ce qui concerne le chœur et le chevet .
Le chevet présentait certainement à l'origine une abside principale et deux absidioles, caractérisant un plans basilical assez rare pour le département, mais une absidiole à disparue. Actuellement recouvertes d'une toiture en béton qui n'est pas du meilleur effet.Mais l'appareillage de pierres et de galets mêlés à été bien restitué.
C'est à l'intérieur que l'édifice est le plus intéressant .
Le choeur est en effet baigné d'une belle lumière favorisée par la haute coupole sur trompe sous le clocher.
Le chevet déploie harmonieusement cinq arcatures reposant sur un soubassement avec une moulure de pierres et lit de galets.L'arcature centrale reposant sur deux large colonnes soigneusement décorées et rappelant le décor de l'abside de Saint-Martin d'Ainay à Lyon .
Le décor des chapiteaux est essentiellement végétal à l'exception du chapiteau de l'une des colonne principale, figurant neuf énigmatiques personnages dans une position statique et d'allure assez fruste, portant des phylactères ou des livres, et pour l'un deux à la longue barbe ce qui ressemble à une canne. Peut être représentent-t-'ils des pères de l’Église ou les apôtres. Le personnage central au visage martelé tenant la main de l'un de ces compagnon pourrait être le Christ ...
Cette modeste église est pour moi un témoignage renouvelé que cet art roman est toujours riche d’émotions et de surprises.
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